30.06.2007
Nouvelles fleurs de confiance et d'amour
"Ma Bénigne, ne perds plus un moment à penser à toi, soit pour l'âme, soit pour le corps. Tu as un Epoux qui y pense... toi, pense seulement à L'aimer le plus que tu peux." (27 mars 1916)
Ce matin Jésus me dit: "Dire Jésus et dire miséricorde, c'est la même chose; dire Jésus et dire bonté, dire Jésus et dire compassion, dire Jésus et dire tendresse, c'est la même chose.
Je suis l'huile pour panser les plaies, le baume pour guérir les blessures. Je suis le lait qui te nourrit; la fontaine d'eau vive qui te désaltère. Si tu veux monter dans mon divin amour, je suis ton aéroplane. Si tu veux descendre dans l'abîme de la misère, entre dans l'abîme de mon humilité. "Exinanivit semetipsum... Il s'est anéanti lui-même." (26 Avril 1916)
"Oh! si les âmes pouvaient comprendre la valeur de la souffrance!... Avec quel respect ne regarderais-tu pas un martyr porté par les anges sur son gibet. Eh bien! c'est l'Amour qui porte ceux qui souffrent en leur donnant la force de marcher avec leur croix.
"Vois quel respect tu dois avoir pour tes Soeurs qui souffrent, et comme toi-même tu ne dois pas fuir les petites souffrances.
"Qui est-ce qui doit prende et sauver les âmes, sinon une épouse de Jésus. Mais peu s'y emploient avec ardeur. Elles pensent plus à leur sanctification personnelle et oublient qu'en s'occupant à sanctifier les autres, elles y travailleraient bien mieux. Ce sont des âmes toujours occupées d'elles-mêmes... O ma Bénigna, combien il est difficile de vaincre l'égoîsme spirituel." (28 Avril 1916)
Etudie ma vie eucharistique. Quand est-ce que l'Hostie n'est plus pain, mais devient mon corps? Au moment de la consécration; elle ne conserve plus alors que les apparences du pain. - Quand est-ce que je fais comme une transsubstatiation dans l'âme de telle sorte qu'elle peut dire: "ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus qui vit en moi!"? - Lorsque l'âme quitte sa vie individuelle pour embrasser les intérêts de mon Coeur. Mais bien souvent, sous prétexte d'avantage spirituel, l'âme se recherche. Je trouve peu d'âmes entièrement détachées d'elles-mêmes."
"Hier Jésus m'entretint sur le mot religion. Il me dit que religieuse veut dire consacrée et qu'une chose consacrée est donnée. De même que dans les calices consacrés on ne met que le vin destiné à être changé au sang de Jésus, de même je ne dois admettre dans mon coeur que les bonnes choses capables d'être changées en actes surnaturels, moyennant la pureté d'intention." (mars 1914)
20:45 Publié dans Prières, Dévotions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benigna-Consolata Ferrero, Confiance
16.05.2007
Fleurs de Confiance et d'Amour - 3
«Oh! mon épouse, fais-toi l'Apôtre de mon amour! Crie fort, afin d'être entendue du monde entier que j'ai faim, que j'ai soif, que je meurs du désir d'être reçu par mes créatures. Je suis dans le Sacrement de mon amour pour mes créatures, et elles en font si peu de cas! Toi, du moins, fais le plus que tu pourras de Communions spirituelles pour suppléer aux Communions sacramentelles que d'autres ne font pas. Fais-les plus souvent encore que tous le quarts d'heure; change même la manière de les faire; fais-les courtes, pourvu que tu les fasses. Si une épouse voyait son époux mourir de faim, elle irait mendier pour lui, de porte en porte. Ma Bénigna, cherche-moi des âmes qui fassent la sainte Communion.»
«Ce qui me fait le plus de peine, c'est de voir l'indifférence, la haine que les créatures ont pour Moi... Elles me fuient comme si j'étais un assassin, un malfaiteur, un voleur qui voulût dérober leur bien... Au lieu de cela, je voudrais leur donner, mais je ne puis, parce qu'elles ne le veulent pas... Mon épouse, j'ai soif de l'amour de mes créatures! Les Séraphins m'aiment ardemment, les Saints aussi; leur amour est pur et parfait... J'ai donc beaucou d'amour au Ciel, mais je viens en chercher sur la terre, parce que l'amour y est libre... Mon épouse, j'ai un Coeur humain et j'aime les hommes parce qu'ils sont mes frères, oui, ils sont mes frères, les hommes.»
«Mon épouse, donne-moi des âmes!... C'est par le sacrifice que tu peux m'en donner. Par le sacrifice; oui, ma bien-aimée, sois en un état continuel de sacrifice. Quand tu ne te trouves pas dans cet état, tu dois te sentir hors de ta place. Il faut tenir ce feu constamment allumé dans ton coeur... On ne sauve pas les âmes en ne faisant rien. Moi, je suis mort en croix pour les sauver... Je ne te demande pas de grandes choses, non, ma Bénigna, mais une parole réprimée, un regard détourné, une pensée agréable retranchée, tout ce qui mortifie, en un mot. Unis ces petites choses à mes mérites infinis, et elles acquerront une grande valeur. Si tu savais comme elles me plaisent, ces âmes qui s'immolent ainsi dans le silence!»
«Une âme humble a un tel pouvoir sur le Coeur de Dieu qu'il suffit d'une âme vraiment humble pour désarmer ma justice, et plus assurément que mille pécheurs pour l'armer.»
«Und âme consacrée par l'amour devient légère parce que l'amour la dépouille de sa volonté, de son jugement, de ses désirs. Une âme ainsi dépouillée fait mes délices: "de ces âmes fidèles, je me forme une armée pour sauver le monde". Le monde court au précipice, mais je l'arrêterai dans sa course vertigineuse au moyen de ce petit bataillon d'âmes généreuses qui combattront sous ma conduite...»
«Une réprimande bien reçue peut, en cinq minutes, ou le temps qu'elle dure, faire arriver une âme dans mon intimité, là où elle n'arriverait qu'après deux ou trois années de vie ordinaire.»
«... Tes misères?... Vends-les à ma Miséricorde!»
«La seule petite prière: "je me fie à vous" me ravit le Coeur, parce qu'en elle sont compris la confiance, la foi, l'amour et l'humilité.»
09:51 Publié dans Le Christ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benigna-Consolata Ferrero - Soeur, Confiance
03.02.2007
Maria Sieler, Hostie d'Amour, et l'Oeuvre du Grand-Prêtre
Il y a 55 ans exactement morait au coeur de Rome une de ces âmes cachées dont la vie entière n'est qu'oblation silencieuse, et dont la sainteté éclate au grand jour lorsqu'on découvre providentiellement leur action discrète mais combien féconde dans le mystère de l'Eglise Mère.
Maria Sieler, morte à Rome en 1952, fut une de ces âmes. D'origine autrichienne, elle s'était fixée dans la Ville Eternelle en 1939, pour y poursuivre et parachever une vie toute livrée au Christ, et y jeter la semance d'une oeuvre que lui avait demandée le Ciel.
Elle était née le 3 février 1899 au coeur de la Styrie, à Winterdorf, et elle fut baptisée le lendemain. Ses parents étaient de modestes mais très pieux fermiers, qui eurent cinq enfants: elle était la seconde. A l'âge de six ans, elle perdit son père, si bien que la pauvreté frappa la famille: aussi dut-elle travailler très tôt à la ferme paternelle et s'occuper de ses trois petites soeurs. Toute son enfance se déroula entre l'école, le travail de la ferme (elle était bergère) et les visites à l'église. Elle reçut très tôt deux grâces mystiques qui devaient orienter toute son existence.
Un jour, à l'école, tandis que la soeur enseignante expliquait aux enfants la prière et le recueillement, Maria entendit une voix sortant du crucifix de la salle de classe:
"Regarde-moi et prie avec ferveur. Par cette prière, tu parviendras à t'entretenir avec Moi, comme les hommes entre eux."
Peu avant sa première communion, tandis qu'elle parlait avec une compagne, une voix, tout intérieure, lui dit douloureusement:
"Je suis si méconnu dans le très Saint Sacrement! Les hommes ne croient pas et ils ne veulent pas Me recevoir! Et pourtant, Je désire tant d'amour, et J'en attends de toi, beaucoup d'amour, pour les autres!" Et, en même temps, une sorte d'extase s'emparait de la fillette.
Dès ce moment, Jésus fut le confident de son coeur et imprima en elle le goût du silence, de la solitude, et l'attrait de la vie religieuse: "Mon premier amour, mon seul amour, ce fut Jésus... mon coeur devait Lui appartenir, à Lui seul... Je n'ai jamais cherché que Toi, ô Jésus!" écrivait-elle à la fin de l'année 1942. Elle communiait très régulièrement, tous les jours dès l'âge que, par prudence, le curé avait fixé: 14 ans. A partir de cette époque, elle se mit à prier, toutes les nuits, pendant de longues heures, les bras en croix très souvent. Dès 1913, la fin de ses études lui laissa plus de temps.
Pourtant, en 1915-16, elle traversa une petite crise de tiédeur, due surtout à un "éloignement" de Jésus: elle ne sentait plus sa présence comme auparavant et en souffrit! Mais elle sut se poser immédiatement la question la plus importante: "Est-ce Dieu seul, ou bien ses dons et ses consolations, que je cherche dans la prière?" Et elle sut passer cette nuit des sens, cette obscurité de l'âme et cette sécheresse du coeur avec profit: ce fut une ascension spirituelle que cette nuit.
En juillet 1917, au cours d'une retraite au couvent du Sacré-Coeur à Graz, elle fit l'offrande d'elle-même à Jésus et résolut de se consacrer dans la vie religieuse. Mais, par un mystérieux dessein de la Providence et en prévision de sa future mission, Maria dut, pour un temps, renoncer à ce projet: Johann, son frère unique et l'aîné, tomba sur le front à Assiago, en 1918; puis elle fit une maladie pulmonaire très grave en décembre 1918 et dut recevoir l'onction des malades. La maladie se prolongea trois ans, pendant lesquels se précisa l'appel de Jésus à une oblation entière, une oblation victimale: les grâces d'union, les faveurs célestes se multipliaient, mais la jeune fille, saisie de crainte, hésitait à se livrer. Jésus lui demandait:
"Quand te livreras-tu totalement à Moi, en oblation? Combien de temps hésiteras-tu? Je désire faire de toi mon épouse de la Croix et te faire toute offrande pour Moi... Ma vie deviendra ta vie, pleine de souffrances, qui te sont encore voilées..."
La vocation de Maria se précisait: elle devait être une âme d'offrande en qui le Seigneur pût renouveler sa Passion. Déjà, les exigences divines avaient eu raison de toutes ses volontés propres, de sa santé: la victime était prête, le Souverain Prêtre l'appelait.
Le 8 décembre 1923, Maria s'engage enfin définitivement, par le double voeu que réclamait le Seigneur: chasteté perpétuelle et oblation victimale. Elle reçut dès cette heure une profusion de grâces et de lumières sur sa vocation: ni visions, ni apparitions ou révélations sensibles, mais d'étonnantes lumières intellectuelles, d'une remarquable, stupéfiante profondeur et sureté doctrinale. Sa mission se trouva définie par Jésus: une immolation radicale aux intentions profondes de l'Eglise et pour le renouveau du sacerdoce:
"Je veux répandre de nouveau mon amour sur les hommes, comme aux temps apostoliques et tu dois M'être l'instrument de l'effusion de mon amour."
Cet appel se manifesta bientôt par une grande épreuve: déjà tiraillée entre le rythme de sa vie quotidienne et les élans de son âme, elle se désolait de ne pouvoir consacrer sa vie à Dieu dans un cloître à cause de sa santé précaire. Une neuvaine à Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui venait d'être canonisée, apporta quelque amélioration à sa santé et elle entra au Bon-Pasteur de Graz au mois d'avril 1926. Sa santé déficiente l'obligea, quelques semaines plus tard, à quitter cette congrégation pour passer chez les soeurs de la Croix, dont elle se sépara finalement, le 29 juin 1926, gravement malade et ayant reçu de Jésus l'indication que sa place ne serait jamais dans un monastère.
Cette épreuve fut terrible, mais la jeune fille en ressortit purifiée et définitivement livrée à la volonté de Dieu. Jésus, au cours de l'automne 1926, lui redit: "Je prépare un renouveau universel du sacerdoce, et tu dois t'immoler pour cela."
Maria Sielder fut appelée à partager toutes les souffrances du Christ, notamment à la suite de ses communions: "Après la communion, Jésus me faisait ressentir les peines de son Coeur. Une douleur indicible, répandue par son Coeur, s'écoulait dans le mien, et je croyais devoir en mourir..." Elle ressentait les souffrances de Jésus à cause des tiédeurs, des indifférences et du mépris des chrétiens, surtout envers le très Saint Sacrement: "Il m'a souvent montré combien Il est délaissé et peu honoré dans le Saint-Sacrement, et le peu d'attention qu'on Lui prête, le Seigneur, que l'on tient pour rien! Il me montrait souvent les peines de son Coeur, me les faisait aussi ressentir et partager..."
Elle reçut aussi la grâce terrible, sublime, de la stigmatisation, mais obtint de Jésus que les plaies fussent invisibles: "Je ressentais les douleurs des Plaies du Sauveur et de son Coeur blessé, de sa tête couronnée d'épines... J'en avais des défaillances..."
Au coeur de ces souffrances, Maria, recevant des lumières toujours plus précises, connut sa vocation particulière dans l'Eglise militante: être victime d'holocauste pour le sacerdoce:
"Je veux rénover l'Eglise par les prêtres et lui donner ainsi de nouvelles grâces! Je veux donner à mon Eglise de nouveaux prêtres et de nouveaux pasteurs..."
Elle avait de pénibles révélations, notamment sur l'indignité des prêtres et leur tiédeur en face de l'amour de Jésus:
"Comme J'aime mes prêtres! Comme J'ai soif de leur amour! Je souhaite voir ma vie revécue en eux. Ils doivent être la joie de mon Coeur, mais comme Je suis rejeté, offensé et méprisé par eux! Ils deviennent honte pour mon Coeur et scandale pour mon Eglise! Des âmes qui devraient être sauvées par eux, vont à la perdition à cause d'eux! Les âmes doivent retrouver le chemin de mon Coeur, par les prêtres... Mais tant de prêtres vivent à la recherche d'eux-mêmes, dans les passions, et les âmes ne peuvent en eux arriver à Moi, parce que la voie tracée par ces prêtres est souillée, elle n'est plus ni pure ni droite. J'aime tant mes prêtres..."
Certes, ces pénibles paroles n'ont rien de nouveau, et ne s'adressent pas radicalement à tous les prêtres: les plaintes à Maria Sieler, le Christ les a communiquées à d'autres âmes d'oraison; et Il a toujours eu la douceur de préciser qu'elles ne stigmatisaient que certains prêtres. Mais les fautes des consacrés sont particulièrement graves: elles engagent le salut des âmes confiées au ministère même des prêtres.
Maria Sieler reçut les plus importantes et abondantes communications de Jésus entre 1926 et 1932; les années postérieures, tout aussi riches, furent davantage une sorte d'approfondissement dans le silence et la prière, le sacrifice et l'immolation. Toutes ces révélations, notées avec soin, étaient à l'instant soumises au contrôle de Mgr E. List et du P. Garrigou-Lagrange, théologien O.P., qui dirigeaient la jeune femme; elle compta, parmi ses correspondants et amis, Mgr Graber, évêque de Regensburg, et Mgr Merk. Le premier fut le fondateur de l'oeuvre que le Seigneur voulut susciter pour le rayonnement et le renouveau du sacerdoce.
En effet, à ces abondantes lumières sur la sanctification des prêtres, vinrent au cours des années s'ajouter les plaintes vives du Coeur de Jésus, l'annonce d'une crise dans l'Eglise et le clergé, l'annonce de pénibles, graves et impitoyables châtiments pour toutes les âmes sacerdotales indignes:
"Je suis prêt à envoyer des châtiments, des punitions sur les prêtres: pour les bons, Je les garderai dans mon Coeur, mais les mauvais mourront dans leurs fautes!"
Maria Sieler écrivait dans ses carnets: "En d'innombrables heures de grâce et de prière, le Seigneur m'a fait voir voici un grand nombre d'années déjà une grande 'déperdition de la foi', qui irait croissant! Tout l'enfer se déchaînera et mettra tout en oeuvre pour causer de grands dommages à l'Eglise. Jésus m'a fait connaître deux voies: je dois être une âme d'oblation pour le renouveau des prêtres, du sacerdoce, et par là pour la rénovation de l'Eglise."
Elle reçut du Seigneur, à Rome, une mission très précise: la fondation régulière d'une oeuvre sacerdotale:
"Cette oeuvre doit avoir pour nom propre: Ouevre du Grand-Prêtre, parce que c'est Moi qui en serai le seul Fondateur. En cette Oeuvre, Je formerai des prêtres en grand nombre, qui vivront pleinement de mon esprit car c'est ce que Je désire pour les temps à venir bientôt!" Si le Seigneur dénonce les fautes du clergé, Il propose toujours des solutions. Jésus promit de nouvelles grâces de choix aux prêtres qui feraient partie de cette oeuvre: ils devaient être "un exemple pour chacun de leurs frères dans le sacerdoce, les servant à force d'amour dans leurs actes et leurs paroles... sans partage ni compromis..."
Cette oeuvre devait être "internationale et regrouper des prêtres tant dans la condition monacale que dans le statut courant de prêtres diocésains, tant réguliers que séculiers..."
Toute cette fondation fut mûrie par la prière et le sacrifice, dans une existence totalement livrée à Dieu, pendant dix années. Mais Maria Sieler n'en vit jamais la réalisation. Elle mourut prématurément, toute seule dans sa chambre, dans la nuit du 26 au 27-7-1952. Elle revenait d'un ultime pélérinage au tombeau de saint François, à Assise. Et on la découvrit le 29, comme endormie, à genoux sur le plancher, contre son lit, la tête reposant sur son bras, le visage radieux. Le Seigneur, comme un voleur, était venu la chercher, sans bruit, au cours d'une de ces longues prières, bras en croix, qu'elle Lui présentait.
Bien plus tard, le 7 avril 1971, un des plus fidèles amis de Maria Sieler fondait officiellement l'Oeuvre du Grand-Prêtre, avec treize autres prêtres: c'etait Mgr Rudolf Graber, évêque de Regensburg (Ratisbonne).
Rosina Kling
Centre BETHANIA - Chaussée de Waterloo 25, B-5000 Namur, ROSA MYSTICA Juin 1977.
08:55 Publié dans Saints et Bienheureux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sieler Maria, Graber Rudolf - Evêque, Ratisbonne, Oeuvre du Grand-Prêtre, sacerdoce, prêtres


